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Tendance dans l'immobilier - Septembre 2009   ( Date de saisie : 06/10/2009 )

Point de conjoncture mensuel qui donne ainsi un résumé des dernières informations parues

Les impacts de la crise immobilières
Les impacts de la crise sur les sans-abri aux Etats-Unis peuvent ils être de même nature en France ?



Selon les statistiques, aux Etats-Unis, la crise est née du marché immobilier et a eu un fort impact sur la vie quotidienne des sans-abri . En France, l’appareil statistique ne permet pas d’aboutir à de tels résultats.
A la différence de la France, où les statistiques solides font largement défaut, l’association américaine des maires, qui réalise annuellement une enquête nationale sur les sans-abri, a fait état fin 2008 d’une aggravation des problèmes des familles.
Des informations les plus récentes, il ressort une augmentation entre 2007 et 2008 de 40 % du nombre de familles entrant dans les centres d’accueil new-yorkais.

Les statisticiens s’appuyant sur les trois dernières récessions américaines, tablent dans ce contexte sur une fourchette de 8 à 10 millions de pauvres supplémentaires. Toujours sous ces hypothèses, le nombre de personnes en grande pauvreté (avec un revenu inférieur de moitié au seuil de pauvreté) pourrait augmenter de 5 à 6 millions. Au total, c’est environ un million de nouvelles familles avec enfants qui pourraient connaître la grande pauvreté et se trouver face à un risque élevé de « sans-abrisme ».

On peut tirer de ces informations deux remarques pour le cas français.
Tout d’abord il faut souligner que c’est d’abord la structure du bilan des institutions financières qui est affectée par les subprimes et non les ménages. En ce sens, la crise n’a pas – comme aux Etats-Unis – une incidence immédiate sur les conditions de logement. En clair, peu de ménages vont perdre leur logement en raison de leur incapacité à rembourser des prêts à taux variables. En outre, dans un contexte où les prix de l’immobilier vont baisser, il sera vraisemblablement, toutes choses égales par ailleurs, plus aisé de se loger. Le chômage va accroître les difficultés d’accès au logement ou de maintien dans le logement, surtout pour les jeunes ménages. Il n’en demeure pas moins que la couverture sociale « à la française » amortira davantage ce choc que dans le cas américain.


Filière construction : pas de reprise avant le second semestre 2010



Pas de reprise avant le second semestre 2010 : c'est le pronostic des acteurs majeurs de la filière construction interrogés au premier trimestre par la société de conseil Oliver Wyman, qui compte 300 consultants à Paris.L'étude balaye le BTP des constructeurs aux promoteurs, architectes, distributeurs...(soit 420 milliards d'euros de chiffre d'affaires) et analyse les réponses de chefs d'entreprises qui réalisent plus d'un million de chiffre d'affaires ainsi que celles de 25 décideurs d'entités dépassant les 100 millions.
Pour 44% d'entre eux, le rebond n'interviendra qu'au second semestre, 24% le voyant seulement en 2011. Et il viendra d'abord de la commande publique - du logement social et des bâtiments ou des infrastructures publics (graphique) - ou de l'initiative publique (la relance bancaire pour 84% des sondés, des mesures fiscales pour 76%).
L'étude prend la mesure des espoirs mis dans l'environnement : dans les années à venir, les trois quarts des personnes interrogées croient qu'il sera source de croissance, loin devant tout autre motif. Mais aussi celle des défis techniques qu'il va falloir relever, notamment la mise en place des contrats de performance énergétique (76%) qui fixent des obligations de résultat. 84% pensent que l'environnement les conduira à investir dans de nouvelles technologies et/ou de nouveaux produits tandis que 48% estiment qu'il faudra développer de nouvelles activités liées aux économies d'énergie. Un virage qu'ils sont 76% à prévoir de gérer en développant des offres énergétiques nouvelles avec des partenaires. Mais interrogés sur les défis liés à l'innovation, ils ne sont que 36% à miser sur la standardisation. Très lucidement, 88% des personnes sondées estiment que le défi majeur réside dans l'aptitude des entreprises générales et des installateurs à proposer et mettre en œuvre les innovations. Enfin, l'enquête met en lumière un virage des dirigeants vis-à-vis du marketing puisque 68% estiment que le développement d'offres adaptées pour chaque type de segment est utile (contre 20% ces cinq dernières années).