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Tendance dans l'immobilier - Novembre 2006   ( Date de saisie : 13/11/2006 )

Point de conjoncture mensuel qui donne ainsi un résumé des dernières informations parues

Les défaillances dans la construction en Europe



    Selon l’étude Euler Hermes, la situation du secteur de la construction sur le front des défaillances d’entreprises équivaut à plus de 10% des défaillances tous secteurs confondus dans treize pays européens.
    «Le chiffre le plus élevé revient à la France, où 22,8% des défaillances (11.296 défaillances dans le secteur la construction en 2005) de notre pays sont le fait des entreprises de la construction». Après la France, le plus grand nombre de défaillances en 2005 est enregistré en Allemagne (7.829) puis au Royaume-Uni (3.751) et en Italie (1.300). En progression en 2005 par rapport à 2004, la plus forte hausse des défaillances concernent le Royaume-Uni (+13,3%).

    Dans son étude, Euler Hermes rappelle que plus de 90% des entreprises européennes du secteur comptent moins de 10 salariés. Ce sont donc plutôt des petites micro entreprises vulnérables aux impayés et aux retards de paiement.

L’investissement des Européens en France



    Selon l’étude de Foncier Expertise, les non-résidents ont investi quelque 6 milliards d'euros dans l'immobilier en France en 2005, ils étaient de 5,5 milliards d'euros en 2004 contre une moyenne annuelle de 2 milliards d'euros par an entre 1994 et 2000.
    De nombreux facteurs expliquent cette hausse des achats d'immobilier en France par des étrangers.

    Premièrement, l'attractivité de la France en terme de compétitivité-prix et cadre de vie.
    Les prix réels ont augmenté de 55% en France entre 1970 et 2003, ils ont fait un bond de 151% en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, de 184% en Irlande et de 218% en Espagne.
    De plus, le marché des résidences secondaires s'est développé en France, et en 2003, 8% d'entre elles étaient la propriété de personnes domiciliées à l'étranger, soit 250.000 unités.

    Les régions d'implantation les plus prisées des étrangers en France sont le Sud, l'arc atlantique et l'Est . L’ intérêt est croissant pour la Bretagne, le Limousin ou les Pyrénées, tandis que la part des non-résidents ayant même avoisiné 25% dans la Creuse en 2005.

    Les acquéreurs sont majoritairement issus de l'Union européenne (90%), et surtout les Britanniques avec un total de 24% des résidences secondaires détenues en 2003, une tendance qui n'a fait que se développer puisque, en 2005, la moitié des transactions de non-résidents était effectuée par des acquéreurs venus du Royaume-Uni.

L'immobilier commercial français



    Avec 410 projets de création, extension et rénovation contre 400 en 2005, la France est restée le plus grand marché de l'immobilier commercial (centres commerciaux, magasins d'usine, parc d'activité commerciale) en Europe en 2006.

    1.262 projets commerciaux ont été enregistrés en Europe contre 1.151 un an plus tôt, en matière de parcs d'activités commerciales, la France est encore ''leader'', puisqu'elle concentre 60% des projets. Mais ces parcs commencent aussi à se multiplier en Italie et Belgique.

    L'explosion de ces ''retail parks'' en France depuis quatre ans s'explique par la présence de plus en plus importante des fonds d'investissement dans le secteur de l'immobilier commercial, où l'Hexagone est le plus rentable.
    Contrairement aux centres commerciaux classiques, dotés d'un seul bâtiment couvert, les parcs d'activités commerciales sont bien plus grands, constitués d'un ensemble de bâtiments à ciel ouvert.

    A noter que les centres-villes sont à nouveau à l'honneur dans la plupart des pays, notamment en Italie ou en Allemagne, et la majorité des projets cette année est d'ailleurs de petite taille, c'est-à-dire de moins de 20.000 m2.