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Tendances dans l'immobilier - Fin Octobre 2005 (
Date de saisie : 02/11/2005 )

Point de conjoncture mensuel qui donne ainsi un résumé des dernières informations parues
Les prix de l’immobilier anciens poursuivent leur ascension
Au troisième trimestre, les prix de l’immobilier ont progressé de l’ordre de 10%. Une hausse soutenue notamment par la «vitalité» du crédit immobilier, selon la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier).
En effet, en 2005, les crédits immobiliers – avec une hausse de 27,8% sur un an et de 200% depuis 1998, selon l'Observatoire de la production du crédit immobilier – ont largement été distribués. La faiblesse des taux d'intérêts, l'allongement de la durée des prêts ainsi que l'offre «dynamique» des établissements bancaires expliquent donc l'«expansion» du marché de l'immobilier ancien.
Taux bas, offre de crédit immobilier, prêt à taux zéro ouvert à l’ancien… autant d’éléments qui laissent présager que « l’année 2006 connaîtra très probablement un bon niveau d’activité », selon la FNAIM.
Les hausses restent inégales selon les régions. En général, les prix des appartements anciens ont enregistré une hausse de 10% sur le troisième trimestre, contre 20,2% sur la même période un an plus tôt. Quant aux prix des maisons, ils ont progressé de 11%.
C’est de nouveau l’ouest de la France qui arrive en tête du classement avec une hausse des prix de 13,7%, suivi du Sud-Ouest (+10,9% ). Seule, l’Ile-de-France connaît une légère accalmie avec une hausse de 5,3%.
De nombreuses voix s’élèvent pour le maintien de la TVA à 5,5%
Notamment le ministre délégué à l’Industrie François Loos a assuré que l'Union européenne donnerait son accord à la prolongation au-delà du 31 décembre de la TVA réduite à 5,5% sur les travaux de rénovation.
Au mois de novembre, le feu vert de l'Union européenne est susceptible d’être donné lors de la prochaine réunion de l'Ecofin, qui concerne l’ensemble des ministres des Finances européens.
Dès octobre, les artisans ont la possibilité de préparer les devis dans ce cadre, de prévoir les achats pour tous les consommateurs sur cette base.
Pérenniser cette taxe à un niveau faible est un moyen de garantir des commandes et de répondre à un demande forte en produits et matériaux de construction et d’équipement intérieur.
La TVA à 5,5% pour les travaux de rénovation est entrée en vigueur le 15 septembre 1999, puis a été reconduite jusqu'en décembre 2005, mais le projet de budget 2006 prévoit son maintien.
Les nouvelles exigences énergétiques devraient pouvoir bénéficier de ce renouvellement de taux réduit sachant la demande en pleine expansion.
Alors que le pessimisme prévaut au Sénat sur l’évolution du marché de l’immobilier
Se fondant sur des études de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et du FMI sur les pays de l'OCDE entre 1970 et 2002, le sénateur Philippe Marini a considéré que «le marché de l'immobilier a atteint un point haut» et qu'un «retournement de tendance» constitue «une probabilité forte».
Dès lors, le gouvernement se trouve face à un «dilemme»: «aider les ménages des classes moyennes primo-acquérants, indéniablement paupérisés par la hausse des prix immobiliers, au risque quasi-avéré d'alimenter l'inflation du marché, ou laisser s'opérer l'ajustement en cours, occasionné par la limitation des capacités d'acquisition des ménages, afin de favoriser un atterrissage en douceur».
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