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Tendance dans l'immobilier - Juillet 2005 (
Date de saisie : 01/08/2005 )

Point de conjoncture mensuel qui donne ainsi un résumé des dernières informations parues
2005, les Français ont choisi de migrer au Sud
C’est ce qu’annonce une étude démographique de l’Insee entre 1999 et 2004. La période des dix années précédentes était moins marquée par l’accentuation de ce phénomène qui touche les régions d’accueil Languedoc-Roussillon, Aquitaine et Midi-Pyrénées
C’est presque 1/3 de la population qui a changé de logement en France métropolitaine entre 1999 et 2004, soit 19,5 millions de personnes, dont 3,8 millions ont changé de région (Insee première de juillet). L’Insee confirme le fort déficit de l'Ile-de-France, de Champagne-Ardennes, et du Nord-Pas-de-Calais.
De la migration régionale, on retiendra que 40% sont partis de l'Ile-de-France ou s'y sont installés, mais avec un solde migratoire négatif. C'est même la région qui perd le plus d'habitants.
Tandis que le Languedoc-Roussillon est des plus attractifs, avec 106,7 habitants supplémentaires provenant d'autres régions, en moyenne annuelle par tranche de 10.000 habitants.
«Au total, le contraste est plus marqué qu'auparavant entre les régions du nord, déficitaires, et les régions du sud et de l'ouest, excédentaires», résume l'Insee.
Des investissements records en immobilier d’entreprise
KEOPS l'annonce dans sa note de conjoncture de juillet avec 6,6 milliards d'euros au 1er semestre 2005 et un record possible en fin d’année de l’ordre de 13 milliards d'euros .
L'étude montre que les français demeurent les premiers investisseurs sur leur territoire avec des acquisitions en nette progression au 1er semestre 2005. Ils sont talonnés par les américains qui restent les premiers investisseurs étrangers en France avec 1,623 Mds € avec l'acquisition très grandes opérations.
L’immobilier de l’Etat difficile à maîtriser
Le rapport Tron qui vient d’être publié montre que « L'Etat ne remplit pas de manière satisfaisante le rôle de propriétaire des biens immobiliers affectés à ses services centraux ou déconcentrés et à ses établissements publics. Cette carence entraîne des surcoûts importants, empêche une allocation des ressources entre les différents occupants et dégrade les conditions de travail des agents publics».
Après les grandes attentes concernant la gestion et la cession du patrimoine immobilier de l'Etat, l’heure est à l’analyse et à la prise de recul.
Si l'Etat se dotait d'une « politique d'entretien préventive » de son patrimoine, les dépenses pourraient être divisées par deux, soit une économie d’un milliard d’euros.
Le manque d’informations précises sur les méthodes de gestion, de vente, et de bonification de son patrimoine freine les efforts de l’Etat vers la réduction des coûts et des dépenses.
Le rapport préconise 14 propositions dont la création d'un conseil de pilotage, sous l'autorité directe du ministère du Budget, avec pour mission de «suivre et de contrôler la mise en oeuvre de la réforme de la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat ainsi que de la réalisation du programme de cession d'actifs» .
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