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Tendance dans l'immobilier - Juin 2005   ( Date de saisie : 21/06/2005 )

Point de conjoncture mensuel qui donne ainsi un résumé des dernières informations parues

La Direction des affaires économiques et internationales (DAEI)s’attend à une nouvelle poussée de l’activité de la construction en 2005. Le ministère de l’Equipement table sur une hausse aux environs de 3%.

La croissance de ce secteur dépasse, en 2004, celle du PIB. D’autre part, la construction neuve a connu une année exceptionnelle avec plus de 363.000 logements mis en chantiers, soit une progression de 16%, du jamais vu depuis 1982!

Pour que l’activité construction progresse de 9,5%, le gouvernement a mis les bouchées doubles en préconisant des dispositifs d’incitations à l’investissement locatif et des conditions de financement exceptionnelles. Le discours volontariste affiché par le ministère du logement concernant les mises en chantier de logements sociaux suit en droite ligne cette tendance à la hausse. La dernière estimation exprimée par Gilles de Robien, ex-ministre de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire l’avait confirmé avec 2,8% d’augmentation de l’activité de la construction en 2005.

Selon les prévisions, c’est le bâtiment (+3,3%) qui tire la croissance plus que les travaux publics (+1,3%). Les anciens records dans le secteur des logements neufs sont en passe d’être pulvérisés en 2005.

Chose extraordinaire, les mises en chantiers flirtent avec les sommets et ce sont presque 400 000 mises en chantier qui seront bientôt comptabilisées. N’oublions pas que les objectifs de la loi de cohésion sociale visaient les 500.000 logements sociaux d’ici à 2009, (chiffre exprimé avant le référendum).
L’emploi devrait bénéficier de cette embellie avec la création de 18.000 et 25.000 emplois.

Enfin une baisse du marché immobilier venue de Grande-Bretagne

Les spécialistes ont noté que la hausse des prix de l’immobilier en mai dernier avait été modérée. Ce résultat est enregistré comme le plus bas depuis août 1996. Les observateurs l’interprètent comme les premiers signes d’un atterrissage en douceur des prix dans l’immobilier anglais. C’est un ralentissement en douceur qui s’est effectué d’une année sur l’autre après les annonces d'un essoufflement du marché de l'immobilier apparu durant l'été 2004 en Grande-Bretagne.

Les économistes divergent sur la question de savoir si le marché va continuer à ralentir doucement ou si une correction brutale des prix reste à venir.
«Dans la mesure où il est désormais évident que le coup de frein de la consommation des ménages commence à avoir des conséquences sur le marché du travail, et face à de probables hausses d'impôts et à une faible demande de nouveaux emprunts immobiliers, il est probable que nous en sommes seulement au premier stade de la correction du marché de l'immobilier», ont estimé les économistes de Capital Economics.

A noter que d’après Batiactu du 2 juin 2005, «la consommation des ménages, principal moteur de la croissance de l'économie britannique, est étroitement liée au marché de l'immobilier en Grande-Bretagne, dans la mesure où les Britanniques vivent beaucoup à crédit et gagnent leurs crédits à la consommation sur la plus-value potentielle de leur logement.»

Autre message venu cette fois-ci de France : la hausse ralentie des prix de l’immobilier ancien.

Au second trimestre, la hausse des prix de l’immobilier ancien en France marque un léger ralentissement, et selon les chiffres du mois de mai communiqués par la FNAIM, c’est une hausse de 15,6% pour les prix des appartements et de 11,8% pour les maisons qui viennent illustrer «un atterrissage en douceur du marché».

Selon Réne Pallincourt, président de la FNAIM : « Ce léger ralentissement est conjoncturel. Il est la conséquence d'une augmentation importante sur l'année passée et les derniers mois ». Et d'ajouter : « Nous ne pouvions pas rester sur une rythme d'augmentation tel qu'on l'a connu en 2004 ».

La FNAIM souligne en outre que par rapport au mois précédent (avril), les prix des appartements enregistrent «une légère baisse (-1,9%) au mois de mai», tandis que les prix des maisons progressent de 1% environ.

Pour rappel, La FNAIM délivre traditionnellement des statistiques trimestrielles de l'évolution des prix pour l'immobilier ancien mais elle communique depuis le début de l'année sur leur évolution mensuelle.(Batiactu)

Enfin, une note d’analyse de l'Observatoire de l'Endettement des Ménages du 1er juin 2005 signale un endettement immobilier en hausse

Un constat d’abord : le recours au crédit à la consommation a baissé (passant de 35,4 % fin 2001 à 33 % fin 2004). Une surprise ensuite : le taux global de détention de crédits immobiliers a progressé : 29,1 % de l'ensemble des ménages ont au moins un crédit immobilier.

Représentant 41,1 % du revenu disponible des ménages en 2004 (contre 33,8 % en 2001) l'encours du crédit immobilier en 2005devrait encore progresser pour atteindre 45,6 % du revenu disponible des ménages.

En dépit des incertitudes sur le marché de l'emploi, les jeunes de moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à recourir au crédit en 2004.

Pour terminer jetons un regard sur les offres de postes dans l’immobilier

Dans les offres parues en Juin, trois propositions ont retenu notre attention :

D’abord : un négociateur immobilier pour l’une des plus importantes banques françaises. Il est chargé d’assurer la prise à bail de locaux dans le cadre de l’évolution du parc des agences du réseau de distribution en France. Sa mission consiste lors des opérations de créations, transferts et agrandissements des agences bancaires, de rechercher des locaux et de négocier la location des surfaces correspondantes, tant auprès de bailleurs privés et institutionnels que d’intermédiaires tels que notaires, avocats ou professionnels de l’immobilier. Le candidat recherché sera de formation supérieure (ESPI, CNAM…), avec expérience de 8 à 12 ans dans le milieu de l’immobilier.

Ensuite un prospecteur foncier pour un promoteur de maisons individuelles en village et d'immeubles résidentiels. Sa mission consiste à développer l’activité immobilière dans le Sud Ouest. La recherche de terrains, l'analyse des opportunités d'opérations, les études de faisabilité, la conduite des négociations foncières et le suivi des dossiers de permis de construire constituent l'essentiel de son activité. Le candidat doit avoir une formation supérieure (DESS Droit, Urbanisme, Ingénieur, Ecole de commerce) avec une expérience dans l'un des secteurs suivants : promotion immobilière, service urbanisme / foncier d'une collectivité locale ou d'une société privée, office notarial, cabinet de géomètre, SEM aménagement, agence immobilière etc...

Enfin un responsable de programmes tertiaires pour une société de promotion immobilière réalisant des programmes de logements et de bureaux haut de gammes sur l'île de France et la région lyonnaise. Le candidat aura en charge la gestion complète de plusieurs programmes immobiliers. Depuis le montage juridique, financier et technique du programme, le suivi des travaux, jusqu'à la livraison. Une formation supérieure avec 5 à 10 ans d'expérience sera nécessaire en maîtrise d'ouvrage privée sur des opérations de logements ou de bureaux. Vous maîtrisez le montage de programmes immobiliers de A à Z, jusqu'à leur livraison. Vous êtes autonome et rigoureux.