| L’EMPLOI
DES CADRES DANS L’IMMOBILIER
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L’observatoire
CEFLU JOB’IMMO qui assure une veille régulière
sur l’employabilité et les compétences
des acteurs de l’immobilier présente
pour la 14ème année consécutive
le baromètre*
2004 du marché visible de l’emploi
des cadres dans l’immobilier et annonce
les tendances émergentes par familles de
fonctions**.
Résultat général

Malgré un score moins élevé
des offres d’emploi cadres proposées
par voie de presse, les résultats obtenus
traduisent un succès d’image pour
les métiers de l’immobilier. Le foisonnement
d’opérations grandes et petites a
montré, depuis trois ans, la vivacité
des acteurs en pleine mobilisation sur le front
des primo-accédants et de l’investissement
patrimoine-retraite.
Rapportée
à l’ensemble des offres presses d’emploi
cadres tous secteurs confondus sur le mois de
septembre 2004, c’est presque 1 offre sur
trois qui s’adresse à un professionnel
du secteur immobilier pris dans sa globalité.
La même chose s’était produite
un an plus tôt. En 2002, c’était
1 offre sur 5, en 2001 c’était 1
offre sur 8, ce qui avait déjà représenté
une hausse par rapport à 2000 où
la proportion était de 1 offre sur 13.
En
2004, l’effet des nouveaux réseaux
de communication semble peser plus fortement sur
le marché des offres, le coût des
job-boards, sites et pages web plus abordables
ayant démocratisé l’accès
à ce mode de recrutement.
Répartition géographique
Une demande forte en régions
Comme
en 2003, les offres dans l’immobilier sont
toujours plus nombreuses en province qu’en
Ile de France. En septembre 2003 ce sont 635
offres qui concernaient la province,
un an plus tard, nous obtenons légèrement
plus avec 684 offres. Alors que
si nous faisons la comparaison entre les 431
offres proposées en septembre
2003 en région Ile de France, et les 355
offres proposées en septembre
2004, l’écart est de 76 offres.
L’altération des résultats
tient sans doute à ce que l’immobilier
a fait feu de tous bois sur le territoire national,
Paris et sa région ne représentant
que le 1/3 des offres de postes
à pourvoir.
Au
total, Les résultats généraux
de l’ensemble des supports (ré-exprimés
en pourcentage) donnent comme part de marché
:
66% des annonces offertes par
les régions.
34% des annonces offertes par
l’Ile-de-France.
Répartition
par métiers
Un
premier bilan sur le mois de septembre nous donne
une tendance de fond :
Dans le secteur privé, les sociétés
de promotion investissement ont assumé
la réalisation de programmes immobiliers
de tailles très différentes et continuent
de projeter de nouvelles réalisations associées
aux incitations fiscales. Le nombre de logements
ordinaires autorisés sur l’ensemble
de l’année 2004 correspond à
un total de 439 126 unités pour un nombre
de logements commencés de 349 672 unités.
Les résultats parlent d’eux-mêmes
puisque la construction a pris le pas cette année
sur toute autre activité. Les chantiers
ont fleuri un peu partout sur le territoire national,
ce qui a redynamisé l’immobilier
dans des villes moyennes. L’actualité
2005 tournera autour de ces chantiers liés
à l’immobilier de placement (résidences
de tourisme et résidences à caractère
locatif). Le secteur social, quant à lui,
continuera de mobiliser ses troupes autour de
la mise en œuvre du volet logement du plan
de cohésion sociale. A mi-novembre, les
Offices étaient engagés dans 56
projets portant sur 116 500 logements. Plus de
50% des démolitions, réhabilitations
et reconstructions projetées le seront
par les Offices de l’habitat. En complément,
les instances communales partenaires de l’habitat
ont appliqué des coupes sombres dans certains
équipements inadaptés aux nouvelles
réglementations sécurité
et incendie. La priorité des communes reste
en 2005 à budget constant (si possible)
de maintenir sur place une population active avec
le maximum d’équipements de commerces
et de moyens de transport en site propre. Les
Plans Locaux d’Urbanisme qui commencent
à être approuvés sont le reflet
de ces problématiques. Ceux-ci permettent
aux communes de se concerter pour mettre leurs
moyens en commun et construire de nouveaux équipements
plus rentables et partageables. Les communes françaises
sont de nouveaux confrontées à la
sécurité des lieux et à leur
accessibilité, et doivent absolument budgétiser
cette tendance à la qualité de la
vie pour leurs administrés.
Dans les régions, après les résultats
des élections de 2004, l’heure est
à l’expectative et à la difficile
maîtrise des dépenses après
avoir affiché la volonté de changer
le cap dans les investissements et dans les réalisations
d’équipements. Le suivi des chantiers
liés au développement durable a
été une priorité en 2004.
.
Tendance 2005
2001
a été une année pleine de
contradictions et de dangers à la fois
économiques et politiques.
En 2002, la recomposition du paysage immobilier,
des activités et des acteurs s’est
effectuée comme prévu en fonction
des nouveaux enjeux du marché et des nouvelles
règles appliquées par les décideurs.
En 2003 , des conditions favorables ont été
réunies concernant le financement «
pierre » des Français, l’adaptation
de la fiscalité des programmes de construction
en faveur du renouvellement du parc privé
et du parc HLM, cependant que les acteurs du marché
de l’immobilier, inquiets des prix pratiqués,
craignaient une nouvelle bulle immobilière.
En 2004, Les effectifs ont été stabilisés,
mais se fait cruellement sentir le manque de renouvellement
des opérationnels techniques. Le mouvement
des départs à la retraite s’amplifiant,
les salariés cadres auront à regarder
les différentes opportunités qui
leur seront proposées. Environ 200.000
actifs, tous secteurs confondus, peuvent dès
cette année opter pour un départ
anticipé. 2006 verra les premières
difficultés surgir.
Mises
à part ces considérations, l’immobilier
se porte toujours aussi bien, mais le risque d’essoufflement
est latent. Une bulle immobilière hante
tous les esprits.
Les entreprises de l’immobilier continuent
de suivre le mouvement et engrangent les projets
de constructions après le succès
des opérations depuis 2000. Elles vont
dans les mois à venir, soit passer à
la vitesse supérieure pour occuper le maximum
de parts du marché, soit commencer à
freiner leur activité en prévision
d’un brusque arrêt de la dynamique
des crédits.
L’emploi cadre dans l’immobilier devrait
suivre l’une au moins de ces tendances l’année
prochaine et délimiter ainsi sa nouvelle
zone d’influence.
*
Baromètre réalisé tant à
partir des offres d'emploi relevées sur
le serveur web des statistiques de l'APEC, que
des quotidiens, des hebdomadaires généralistes
et spécialisés et des principaux
sites Internet dédiés à l'emploi.
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L'intégralité du 14ème baromètre
de l'emploi des cadres dans l'immobilier est disponible
sur simple clic smeier@ceflu.fr.
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